QUELQUES DONNEES CHIFFREES SUR LE MARCHE DE L'IMPLANTATION EN FRANCE
 

Une photographie du marché de l’implantation en France au travers de plus de 1100 projets d’entreprises traités par Pôle Implantation Entreprises entre 2012 et 2014.

Notre service de conseillers spécialisés dans la prospection de projets d'investissements et l'accompagnement de projets d'implantation d'entreprises vient de finaliser une étude sur plus de 1 100 projets d'implantation de dirigeants d'entreprises qui ont été traités par eux entre 2012 et 2014. Chiffre surprenant, la part de l'industrie dans les projets d'implantation en France a tendance à augmenter par rapport à la période 2010-2012.

 

Légère hausse de la part des projets d'investissements industriels
L'industrie représente 31% du total des projets traités, un chiffre en légère hausse par rapport à la période 2011-2012 (28%). Si le secteur des services aux entreprise reste stable (33%), en revanche, celui des projets du secteur de la logistique accuse une légère baisse, passant de 9 à 6%. Les autres secteurs (commerce de gros, R&D/high-tech...) ne connaissent pas de variation significative.

 

Si l'on s'intéresse uniquement aux créations de sites - c'est-à-dire le développement d'une nouvelle implantation d'entreprise sur un territoire, celles-ci représentent 36% des projets en France. Si un tiers des activités réalisées sur ces futurs sites seront des services aux entreprises... un tiers des activités seront industrielles !

 

Le climat très morose et la prudence des dirigeants en matière d'investissement n'augmente pas la part de projets d'implantation liés à une rationalisation de l'immobilier des entreprises.
La plupart des dirigeants évoquent de façon récurrente le manque de visibilité sur l'évolution de leur carnet de commande ; pas étonnant donc que seuls 36% d'entre eux puissent réaliser une évaluation, même approximative, de l'évolution de leur effectif à 3 ans en terme de création d'emplois. Toutefois, preuve malgré tout d'une certaine confiance, dans 88% des cas, les projets d'implantation sont liés au développement de l'activité, et ce via la création d'un site supplémentaire à celui ou ceux existant, ou du transfert dans de nouveaux locaux, souvent plus spacieux et avec une création de valeur ajoutée (emplois, investissements ...). Seuls 16% des projets sont liés à des rationalisations d'activités existantes, par des transferts d'entreprises convaincues que la stagnation ou la contraction de leur activité en France sera durable.

 

Des arbitrages de prudence en matière d'investissements ...
Les entreprises en phase d'investissements et de développement ont le choix entre plusieurs options, de la moins risquée à la plus complexe : nouveaux investissements sur des sites existants, rachat d'entreprises et joint-venture, transfert-développement ou création de site supplémentaire (seuls ces deux derniers sont considérés comme des projets d'implantation). En 2011-2012, la part de création de sites dans le total des projets était de 41%, et les transferts-développement de 35%. Aujourd'hui, avec respectivement 35 et 41%, les chefs d'entreprise affichent une certaine prudence, privilégiant les solutions les moins risquées lorsqu'elles sont possible.

 

... qui influent sur les critères de recherche en matière d'immobilier d'entreprise
Les demandes concernant l'achat de bâtiments ou de terrains d'activités ne progressent pas, alors que celles portant exclusivement sur de la location restent majoritaires (45% des demandes concernent exclusivement de la location, contre 37% à l'achat et 18% de projets ouverts aux deux solutions).

Seuls 11% des dirigeants d'entreprises privilégient une solution de construction de nouveaux locaux d'activités et recherchent donc des solutions de terrains disponibles, à l'inverse, 65% recherchent uniquement des locaux existants et 24% sont ouverts aux deux solutions mais privilégieront la solution d'un bâtiment disponible adapté à leur besoin.

 

Ainsi, lorsqu'une entreprise hésite entre plusieurs localisations, donc entre plusieurs territoires, la disponibilité d'une offre immobilière existante devient un véritable enjeu d'attractivité.

 

Les aides financières publiques ou liées à des revitalisations de sites apparaissent comme des critères secondaires dans le choix du lieu d'implantation. En revanche, elles peuvent devenir un critère prépondérant dans l'arbitrage final lorsque les sites possibles d'implantation répondent aux besoins exprimés par les dirigeants sur les autres critères.

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Pour recevoir gratuitement l'étude complète 2012-2014 portant sur le marché de l'implantation en France ou les éditions précédentes :
Pôle Implantation Entreprises
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