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Les start-up de l’écosystème quantique tricolore sur la bonne voie


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En janvier 2021, le gouvernement français lançait son plan quantique avec pour objectif de booster la recherche et le développement dans ce secteur prometteur. Doté d’un budget total de 1,8 milliard d’euros réparti sur cinq ans, dont 550 millions issus d’investissements privés, le plan couvre aussi bien le développement technologique que le soutien à l’écosystème et la formation de talents et vise à éliminer les risques liés au financement, aux compétences et à la chaîne d’approvisionnement.

Un bilan positif après deux ans

Deux ans après le lancement de ce plan, le bilan est plutôt encourageant pour les start-ups françaises du secteur. Entre 2021 et 2023, les levées de fonds ont atteint 300 millions d’euros, ainsi que 50 millions supplémentaires en investissements industriels. Ces chiffres restent loin des montants considérables récoltés par certaines start-ups concurrentes nord-américaines telles que Xanadu ou PsiQuantum, qui ont cumulé près de 700 millions de dollars de financements en quelques années seulement.

Le rôle crucial du secteur public

Alors que le plan quantique français entre dans sa troisième année, l’implication du secteur public est désormais attendue pour conclure l’approche systémique sur laquelle repose le succès de cette stratégie. Des appels d’offres pour des marchés publics sont nécessaire afin d’encourager les start-ups et leur permettre de sortir leurs technologies des laboratoires afin de les mettre sur le marché. Le très grand centre de calcul du CEA basé en Essonne a ainsi acheté un simulateur quantique à l’entreprise Pasqal et devrait lui permettre d’accélérer le développement de cette technologie en France.

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Le secteur de la défense pourrait jouer un rôle clé dans cette évolution, avec des investissements spécifiques et un soutien accru à ces entreprises innovantes.

Des collaborations prometteuses entre start-ups et industrie

Outre les investissements et les levées de fonds, les synergies entre les start-ups du secteur quantique et les acteurs industriels tendent également à se multiplier. Un exemple notable est celui de la collaboration entre la start-up Quobly et des fournisseurs de technologies pour développer des solutions toujours plus adaptées aux besoins réels du marché. Cette collaboration semble essentielle pour renforcer l’écosystème quantique français et ainsi innover plus rapidement.

Un contexte global en constante évolution

Alors que la France tente de se positionner en tant qu’acteur majeur du secteur quantique, le paysage international évolue également sans cesse. Les États-Unis et la Chine continuent d’accroître leurs investissements dans ce domaine, tandis que des pays comme l’Allemagne adoptent également une démarche proactive via des organismes tels que le Centre allemand de recherche aérospatiale. Dans ce contexte, la mobilisation et le soutien partagé des pouvoirs publics, des entreprises et des chercheurs sont indispensables pour permettre aux start-ups françaises de suivre cette course mondiale à la technologie quantique et de se maintenir sur la bonne voie.

L’Essonne : Un écosystème d’innovation pour la technologie quantique

Au cœur de la dynamique nationale, certains territoires se distinguent par leur écosystème d’innovation et leur expertise technologique, offrant un terrain fertile pour le développement des start-ups quantiques. L’Essonne, avec l’appui de partenaires tels qu’Essonne Développement, incarne cette dynamique en mettant en lumière un avantage concurrentiel substantiel dans des domaines de pointe. Structuré autour de clusters de renom comme Teratec, DATAIA, et Systematic Paris Région, et ancré sur un socle académique de stature internationale avec l’Institut Polytechnique de Paris, l’Université Paris-Saclay, et d’autres institutions prestigieuses, l’Essonne est un modèle de synergie entre recherche, enseignement et développement économique. Les entreprises y trouvent non seulement un tissu économique très dense, composé de start-ups, PME et de grands groupes comme Thales et Pasqal, mais aussi un ADN territorial axé sur la recherche, avec la présence de grands acteurs tels que le CEA et le CNRS. Pour les start-ups quantiques en quête d’un écosystème propice à l’innovation, l’Essonne offre des solutions d’accueil variées, des bureaux aux laboratoires, en passant par les terrains et bâtiments industriels, appuyant ainsi leur développement dans un environnement hautement spécialisé et connecté.

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